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FEMMES AFGHANES
Les femmes en Afghanistan
Vivent toutes misérablement
Sous l’œil dur des Talibans,
Maintenues dans un carcan
De servitudes sans précédent
Ces hommes d’un autre âge
Les maintiennent en cage
En les privant de tout,simplement!
Et elles marchent dans les rues
Telles des fantômes perdus
Dans leur prison de voiles,
Sans voir, même les étoiles
Par leur Tchador grillagé
Qui ne laisse plus rien passer!
S E R G E
Serge était un beau jeune homme plein d’espérance
I l est mort à vingt ans, sans un cri,
D ans un lit d’hôpital, seul, la nuit,
A vec au cœur, rage, désespoir et impuissance !
L’ ATTENTAT
Elle avait ri ce matin, cueillant la rose,
Dans son jardin aux mille fleurs écloses
Son tendre rire allait de fleur en fleur,
Qu’elle caressait d’un doigt plein de douceur
Pourquoi fallut-il que quelques heures plus tard,
Le sort la fit passer
Par la rue des Rosiers ?
Par quel sordide et terrible hasard
Y arriva-t-elle, juste au mauvais moment,
A l’heure exacte d’un affreux guet-apens ?
Elle ne s’en doute pas, elle se sent si bien
Pourtant, elle va droit vers son tragique destin !
Un destin qui l’avait désignée
Comme victime d’une voiture piégée
Elle passe devant, ça explose, ça jaillit !
Et pour elle, tout est dit, tout est fini !
Elle a trouvé la mort
Dans la rue des Rosiers,
Là où un mauvais sort
L’en avait fait aller
L’ ARABE ET LE JUIF
Israélien, mon frère,
Qu’es-tu en train de faire ?
Dit le Palestinien affligé,
Tu as si souvent été chassé,
Tu as beaucoup souffert,
Alors pourquoi une telle cruauté
Et à ton tour, vouloir nous chasser
En nous prenant nos terres ?
Tu nous as pris la Galilée,
C’était mon pays bien aimé !
J’y avais ma maison centenaire
Et tu me l’as prise, et c’est l’enfer !
Mais ce pays, répond l’Israélien,
Ce beau pays était aussi le mien !
Les trois rois mages y sont allés,
Suivant l’étoile du berger,
Pour y voir naître Jésus, juif comme moi !
Ce n’est pas la terre de ton Dieu Allah,
Pas plus que celle de ton prophète Mahomet
Qui, par les dirigeants de La Mecque, chassé,
A fui en Arabie,
Où, là, il s’établit !
Mais, Jérusalem, la ville sainte ?
Dit le Palestinien comme une plainte,
Nous y avons aussi nos mosquées
Et la ville est à nous pour moitié !
Pourquoi ne pourrions-nous partager,
Pourquoi nous empêcher d’y entrer ?
Et bien, dit le Juif, consterné,
Je ne vois pas, j’avoue, de solution,
Nos synagogues y sont ancrées,
Ainsi que le mur des lamentations !
C’est à nos chefs de décider !
LA VIEILLE
La vieille est si vieille, maintenant !
Elle est là, assise sur un banc,
A attendre un autre printemps
Tout lui est égal, à présent
Son regard, trop fixe, est vague et lointain
Que renferme-t-il, de secrets enfouis,
De regrets amers, de joies et de chagrins ?
Et à quoi pense-t-elle, où regarde-t-elle ainsi ?
Ses pauvres mains décharnées
Gisent sur sa robe noire
Elles ne font plus que trembler,
Comme dans un dernier espoir
Puis un jour, elle ne vint plus s’asseoir sur le banc
Et j’eus comme un pressentiment !
C’est alors que passa l’enterrement
La vieille ne reverrait plus jamais le printemps !
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